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Empreinte numérique

L’empreinte carbone de l’IA générative
enfin intégrée à votre bilan.

ChatGPT, Copilot, Midjourney : l’IA générative s’est invitée dans le quotidien des entreprises sans que personne n’en compte l’empreinte carbone. Oakbon est l’un des seuls outils de bilan carbone à l’estimer et à l’intégrer au rapport, en poste facultatif, à part du Scope 3 « cœur ».

Publié le

Un poste que la réglementation n’a pas encore prévu

Assistants de rédaction, agents conversationnels, génération d’images : l’usage d’outils d’IA générative s’est généralisé dans les entreprises, tous secteurs confondus. Côté carbone, cet usage relève du Scope 3 amont, dans les services numériques achetés (catégorie 1 du GHG Protocol).

Mais aucun facteur d’émission officiel n’existe encore pour l’inférence des grands modèles de langage dans la Base Carbone ADEME. La base couvre pourtant des milliers de facteurs, mis à jour chaque année, de l’électricité au transport en passant par les achats de bureautique. L’inférence IA n’y figure simplement pas encore. Résultat : un poste réel, mais invisible dans la plupart des bilans carbone du marché.

Comment Oakbon estime cette empreinte, par ordre de précision décroissant

En l’absence de facteur ADEME, Oakbon s’appuie sur la littérature d’analyse de cycle de vie (ACV) numérique disponible, avec une méthode en cascade qui retient toujours la donnée la plus précise à disposition, sans jamais additionner deux sources qui mesureraient le même usage.

1. Requêtes réelles, la source la plus précise. Si vous connaissez votre volume annuel de requêtes texte (LLM), Oakbon applique 0,005 kgCO₂e par requête.

2. À défaut, licences IA. Si vous ne suivez pas vos requêtes mais connaissez votre nombre de licences ou sièges actifs (ChatGPT Entreprise, Copilot, etc.), Oakbon applique 15 kgCO₂e par licence et par an, une estimation intermédiaire construite sur l’hypothèse d’environ 3 000 requêtes annuelles par licence active. Les deux sources ne sont jamais additionnées : une licence sert justement à émettre des requêtes.

3. Images générées, en complément. Chaque image générée par IA est comptée à part, à 0,030 kgCO₂e par image, soit environ six fois l’empreinte d’une requête texte.

4. Repli monétaire, en dernier recours. Si aucune des données ci-dessus n’est disponible, Oakbon retient votre dépense annuelle en abonnements et API IA, au taux de 60 kgCO₂e par tranche de 1 000 € HT.

Une estimation présentée à part, jamais additionnée au Scope 3

Chacun de ces facteurs porte une incertitude élevée, de 70 à 80 % selon la source, contre des marges bien plus resserrées pour les facteurs ADEME officiels. Les additionner silencieusement au total Scope 3 dégraderait la fiabilité de l’ensemble du bilan.

Oakbon fait donc un choix méthodologique délibéré : l’empreinte IA est calculée, affichée avec sa fourchette d’incertitude, et positionnée à côté du total Scope 3, jamais dedans. Le rapport indique l’ordre de grandeur que cela représente, sans jamais l’additionner au total. Formulation reprise du rapport : « Facteurs estimés (littérature ACV numérique, incertitude élevée), en l’absence de facteur ADEME dédié à l’inférence IA. »

Pourquoi le mesurer quand même

La valeur de ce poste n’est pas dans son ampleur, souvent modeste face au reste du Scope 3, mais dans ce qu’il prépare.

La transparence, d’abord : de plus en plus de questionnaires carbone et d’audits RSE commencent à interroger l’usage d’outils numériques et d’IA. Pouvoir y répondre avec un chiffre, même incertain, vaut mieux qu’une case vide.

L’anticipation d’un futur facteur ADEME, ensuite : le jour où la Base Carbone publiera un facteur officiel pour l’inférence IA, une évolution plausible au rythme où la base s’étend chaque année, vous aurez déjà l’historique de vos volumes d’usage prêt à être recalculé avec un facteur plus précis, sans repartir de zéro.

Le pilotage interne, enfin : connaître l’ordre de grandeur permet d’orienter des choix de sobriété numérique sans attendre une obligation réglementaire.

Trois leviers de sobriété IA

Dimensionner le modèle à la tâche. Un modèle léger suffit pour la plupart des usages courants ; réserver les modèles les plus lourds aux tâches qui le justifient réellement.

Soigner les prompts. Regrouper les demandes et clarifier la consigne dès le premier essai limite les allers-retours inutiles.

Réserver la génération d’images aux besoins réels. Une image générée pèse environ six fois plus qu’une requête texte.

En résumé : votre checklist empreinte IA

1. L’usage de l’IA générative relève du Scope 3 amont, catégorie 1, services numériques achetés.
2. Aucun facteur ADEME officiel n’existe encore pour l’inférence IA : Oakbon s’appuie sur la littérature ACV numérique disponible.
3. La méthode retient toujours la donnée la plus précise : requêtes réelles, puis licences, puis repli monétaire.
4. Requêtes et licences ne sont jamais additionnées entre elles : elles mesurent le même usage.
5. La génération d’images pèse environ six fois plus qu’une requête texte.
6. Cette estimation reste distincte de votre Scope 3 « cœur », affichée à côté, jamais dedans.

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