Secteur agroalimentaire

Bilan carbone sous-traitant agroalimentaire :
le guide opérationnel.

Danone, Nestlé, Lactalis, Bonduelle, Fleury Michon — les grands groupes agroalimentaires sont parmi les premiers à exiger des données carbone de leurs fournisseurs. Si vous êtes PME dans la transformation alimentaire, le conditionnement, la logistique du froid ou la production d’ingrédients, ce guide est pour vous.

📅 10 avril 2026
⏱ 9 min de lecture
✍️ Équipe Oakbon

Pourquoi l’agroalimentaire est en première ligne

L’agroalimentaire a une particularité : le Scope 3 y représente souvent plus de 85 % des émissions totales. La raison est structurelle — l’essentiel de l’empreinte carbone se trouve dans la chaîne d’approvisionnement : production agricole, transformation, emballages, logistique du froid, transport.

Pour un groupe comme Danone ou Nestlé, réduire son Scope 3 implique de connaître les émissions de chaque maillon de la chaîne. Et chaque maillon, c’est un fournisseur. Souvent une PME. Souvent vous.

Depuis l’entrée en vigueur de la CSRD pour les grandes entreprises, ces groupes structurent leur collecte de données fournisseurs. Les questionnaires carbone arrivent de plus en plus tôt dans l’année, avec des formats de plus en plus standardisés (souvent alignés sur CDP ou EcoVadis). Pour un fournisseur PME, ne pas être capable de répondre devient un handicap commercial réel.

Les spécificités du Scope 3 agroalimentaire

Le calcul des émissions d’une PME agroalimentaire suit les mêmes principes que pour tout autre secteur (méthode monétaire ADEME, catégories GHG Protocol), mais avec des postes d’émission spécifiques qu’il faut connaître.

Catégorie 1 — Achats de matières premières agricoles. C’est généralement le poste le plus lourd. Les ingrédients d’origine animale (lait, viande, œufs) ont des facteurs d’émission très élevés dans la Base ADEME. Les ingrédients végétaux sont moins intensifs, mais les volumes compensent. Le ratio monétaire ADEME pour les achats agroalimentaires varie fortement selon le type de produit — il est indispensable d’utiliser les codes NAF les plus précis possibles.

Catégorie 3 — Énergie, dont le froid. La chaîne du froid est un poste majeur en agroalimentaire. Si vous connaissez votre consommation électrique en kWh (factures), utilisez le facteur physique ADEME de l’électricité plutôt que le ratio monétaire — c’est beaucoup plus précis pour ce poste.

Catégorie 4 — Transport amont et logistique. Le transport frigorifique a un facteur d’émission supérieur au transport standard (environ +15 à +25 % selon les estimations ADEME) en raison du groupe froid embarqué. Si possible, distinguez vos dépenses de transport standard et de transport frigorifique dans vos comptes 624.

Catégorie 5 — Déchets et pertes. L’agroalimentaire génère des déchets organiques spécifiques (pertes de matières premières, produits non conformes, effluents). Ce poste est rarement tracé en comptabilité mais peut être estimé via le questionnaire guidé d’Oakbon, en utilisant les moyennes sectorielles ADEME.

Exemple chiffré : PME de transformation laitière (40 salariés)

Achats lait et ingrédients (601-602) : 1 200 000 € × 1,45 kgCO₂e/€ = 1 740 tCO₂e
Emballages (601-602, libellé emballage) : 180 000 € × 0,90 kgCO₂e/€ = 162 tCO₂e
Énergie / froid (6061) : 85 000 € × 0,55 kgCO₂e/€ = 46,7 tCO₂e
Transport frigorifique (624) : 95 000 € × 1,30 kgCO₂e/€ = 123,5 tCO₂e
Services extérieurs (604, 611-617) : 75 000 € × 0,42 kgCO₂e/€ = 31,5 tCO₂e
Déplacements (625) : 15 000 € × 0,65 kgCO₂e/€ = 9,7 tCO₂e

Total Scope 3 estimé : 2 113 tCO₂e · soit environ 52,8 tCO₂e par salarié

On voit clairement que les achats de matières premières laitières représentent plus de 80 % du total. C’est typique du secteur agroalimentaire — et c’est exactement ce que votre client grand compte veut savoir.

Comment structurer votre réponse au donneur d’ordre

Votre client attend un rapport structuré, pas un tableur Excel bricolé. Le rapport doit inclure le total des émissions Scope 3 en tCO₂e, la répartition par catégorie GHG Protocol, les indicateurs normalisés (tCO₂e par salarié, tCO₂e par M€ de chiffre d’affaires), la note méthodologique (périmètre, facteurs ADEME utilisés, hypothèses, limites), et idéalement une conformité aux standards ESRS E1 et GHG Protocol.

C’est exactement ce que génère Oakbon. Vous importez votre export comptable, vous répondez au questionnaire guidé pour les postes spécifiques (déchets, froid, transport frigorifique), et vous recevez un rapport PDF conforme, prêt à envoyer à votre client — en moins de deux heures.

À retenir : Dans l’agroalimentaire, le Scope 3 est dominé par les achats de matières premières. C’est le poste à affiner en priorité. Les données physiques (tonnes de lait, kWh de froid) améliorent considérablement la précision — mais un premier calcul monétaire à partir de la comptabilité est déjà suffisant pour répondre au questionnaire de votre donneur d’ordre.

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Sources : Base Empreinte ADEME · GHG Protocol Corporate Value Chain Standard · ESRS E1 · Rapports de durabilité Danone, Nestlé et Lactalis (2024-2025)

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